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Continuons à fracasser les « mythes effets » de mode
La période de fortes turbulences que nous traversons aura eu au moins l’avantage d’inciter un certain nombre de personnalités à se risquer à sortir des sentiers et des effets de mode et d’oser reconnaître et affirmer quelques idées tellement pleines de bon sens qu’elles avaient finies par être, si ce n’est oubliées, du moins relayées au rang des accessoires :
- Aucune économie ne saurait se passer d’une industrie dynamique.
- Il serait vain et dangereux de considérer qu’on puisse bâtir une
économie pérenne sur le seul fondement d’une activité de service.
- La finance est au service de l’activité économique et non l’inverse
- Les citoyens n’ont pas vocation à être appelés en appel de passifs des
actions commises par des acteurs économiques privés, insouciants,
négligents, spéculateurs.
- La liberté de marché n’a jamais été un laissez-passer pour faire
n’importe quoi et encore plus, lorsque ceci peut avoir des conséquences
extrêmement importantes pour les plus démunis.
- Toute activité humaine a besoin de règles du jeu, l’économie aussi. Il
est des secteurs d’activités qui imposent une régulation (tel le
secteur de la santé, de l’énergie, de la finance…)
L’Etat n’est pas disqualifié ; la mondialisation, la crise économique et
financière démontrent sa brûlante actualité et surtout il reste un
impulseur et un accompagnateur économique indispensable.
L’Etat soit repenser fondamentalement son rôle et ses missions sur les
bases d’un nouveau rapport d’intérêts : quelles valeurs évaluables et
concrètes crée-t-il aux actionnaires, consommateur d’intérêts généraux
que sont les citoyens ?
Continuons à militer et à accompagner les évolutions qu’impose la
réalité des faits.
Caroline Pintaud
CEPS
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